Markus Söder, qui est le chef du parti CSU et ministre-président de Bavière, est susceptible de remporter un second mandat dimanche. Il envisage d'utiliser cette victoire comme un moyen de se propulser vers le poste de chancelier.
Par moi-même, Derek Perrot
Au fil des années, cet individu qui adore les carnavals s'est habillé en Shrek, en Marylin Monroe, en Gandalf et en Homer Simpson. Cependant, c'est sans aucun doute le costume de Bavarois qui lui convient le mieux. Après tout, il est un vrai amateur de cette culture.
Ce week-end, il est prévu que Markus Söder, un homme politique influent qui occupe le poste de ministre-président en Bavière depuis 2018 et qui incarne parfois l'image stéréotypée de cette région, obtienne un deuxième mandat lors des élections régionales en Allemagne, à moins qu'il y ait une surprise. Historiquement, ce land est toujours dominé par le parti de l'Union chrétienne-sociale (CSU), auquel il appartient.
Cependant, il aspire à un autre poste que celui souvent qualifié de "monarque". Selon les experts, son objectif ultime est d'obtenir plus de 40% des voix, ce qui le propulserait comme prochain candidat conservateur pour devenir chancelier fédéral.
La tâche est ardue : les radicaux et les politiciens populistes progressent et les sondages annoncent seulement 36 % pour la CSU, ce qui serait un niveau historiquement bas. La victoire risque donc d'être amère. Cependant, il ne fait aucun doute que si une opportunité s'offre à Markus Söder d'accéder à Berlin, cet homme ambitieux, déterminé, opportuniste et audacieux de nature, n'hésitera pas à saisir sa chance.
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Le poste de crucifix n'a jamais été décroché par un Bavarois, et sa propension à exagérer les résultats et l'importance de son land, afin de mettre en avant ses propres réalisations, peut agacer le reste du pays. Il répète souvent : "Le centre de l'Allemagne est ici en Bavière, pas à Berlin". Cela signifie qu'il se considère déjà comme le roi.
Très traditionaliste, il avait instauré la présence de crucifix dans tous les édifices gouvernementaux. Ses prises de position très conservatrices l'ont momentanément exclu de la compétition politique. Cependant, selon son biographe Roman Deininger, il a retrouvé une influence politique pendant la crise du Covid et est surnommé "le chancelier de l'ombre".
En raison de sa présence constante et de ses décisions audacieuses et assumées, il a attiré l'attention et est devenu une figure nationale. Il est vantard, charmeur, franc et opposé à la "culture de l'éveil", ce qui le distingue du chancelier social-démocrate Olaf Scholz, qu'il devance dans les sondages. On peut donc envisager qu'il se voit déjà endosser le rôle de chancelier.
Derek Perrotte is the
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