Jean-Baptiste Andrea, un travailleur assidu
L'écrivain de « Veiller sur elle » (publié par les Editions L'Iconoclaste) a été récompensé du prix Goncourt au quatorzième tour. L'auteur, qui est également scénariste, a publié son quatrième roman depuis ses débuts dans le monde de la littérature à l'âge de 46 ans.
Par Sabine Delanglade
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Nous ignorons tout des compétences de boxe de Jean-Baptiste Andrea, cependant, gagner un combat au quatorzième round est un exploit qui mérite d'être salué. Les jurés, munis de leurs couverts en argent gravés à leur nom, ont dû se disputer vivement.
Le livre qui a remporté le prix de la FNAC n'était pas le choix préféré pour le prix Goncourt. Cependant, les membres du jury du prix Femina ont surpris tout le monde en choisissant Neige Sinno et son récit d'inceste impressionnant la veille.
Cependant, il y avait encore deux concurrents importants avec Eric Reinhardt, dont l'éditeur voulait défendre ses droits, et Gaspard Koenig, dont le premier roman "Humus" avait séduit la critique et nous aussi. En plus de son talent, Andrea a démontré une énergie et une persévérance avec son livre "Veiller sur elle", une fresque de 600 pages.
D'autres informations à lire:
Jean-Baptiste Andrea remporte le prix Goncourt 2023 avec son livre intitulé "Veiller sur elle".
Depuis le début de l'année scolaire (en France, les périodes de rentrée et de vacances scolaires rythment la vie), il a réussi à vendre 56 000 exemplaires. Ce chiffre est impressionnant et pourrait certainement attirer l'attention du jury du prix Goncourt, qui aime soutenir les succès littéraires.
Même pour quelqu'un qui débute dans le métier, c'est aussi le cas. Andrea, qui a 52 ans, a attendu d'en avoir 46 pour faire publier son premier roman. Elle a vraiment une préférence pour le chiffre quatorze. Quatorze éditeurs avaient refusé son livre "Ma reine" avant que Sophie de Sivry, la fondatrice de L'Iconoclaste, ne le prenne en charge et que le livre remporte le prix Femina des lycéens. "Veiller sur elle" est son quatrième roman.
Selon le journal "Les Echos", il est considéré comme un "enchanteur", tandis que "Le Figaro" le compare à Dumas, et "Le Monde" évoque les deux Jules : Renard et Vallès. Par contre, "Les Inrocks" le critiquent sévèrement, ce qui est un bon signe. Sa mère, originaire d'une famille pied-noir de Cannes, doit être satisfaite.
Elle lui exprimait son opinion en lui disant : "À 46 ans, tu devrais sérieusement envisager de trouver un emploi stable, sinon tes diplômes risquent de perdre toute valeur." Jusqu'à présent, son fils, qui est diplômé de l'ESCP et de Sciences Po, travaillait en tant que scénariste. On peut comprendre Madame.
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Sabine Delanglade
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