Olivier Poivre d'Arvor, un homme polyvalent et adepte de la vie mondaine, organise à Paris le tout premier sommet mondial sur la fonte des banquises en tant qu'ambassadeur des régions polaires. La situation d'urgence est alarmante.
Par moi, Derek Perrotte
Il s'agit d'une histoire qui raconte un voyage long et complexe à travers les coulisses du pouvoir, qui se termine aux confins du monde. Olivier Poivre d'Arvor, ancien directeur des Instituts Français de Prague et de Londres (où il a acquis une certaine notoriété), ancien directeur de France Culture (où il a été renvoyé), ancien ambassadeur en Tunisie (où il a pris plaisir), occupe depuis trois ans le poste d'ambassadeur chargé des pôles et des océans.
Est-ce que le poste de bout du monde, de bout de la route pour l'écrivain-diplomate qui aime voyager, est devenu soudainement difficile à gérer à cause de son nom (ah, la famille…) ? Le poste, qui a été créé en 2009 pour trouver une place à Michel Rocard quelque part, puis confié en 2017 à Ségolène Royal pour l'éloigner, n'est pas le plus populaire au Quai d'Orsay.
Peu importe. Pour cet individu qui admire Cendrars et Kessel, chaque nouveau lieu est une opportunité pour créer une histoire et il n'a pas eu peur de passer des soirées festives sur la glace et des rencontres mondaines avec les pingouins. Il a mentionné lors de son discours de départ de Tunis : "Je n'ai pas peur d'être ridicule, c'est la preuve que je suis passionné par mon métier".
Et en fin de compte, en raison de l'urgence climatique, l'importance du poste est en train de croître, tout comme les océans. Depuis mercredi et jusqu'à vendredi, Paris accueille le « Sommet polaire One Planet », le premier sommet international consacré à la fonte des glaces, sous la direction de l'OPDA.
Pour en savoir plus:
ANALYSE – Une aide urgente pour les pôles
ANALYSE – Arctique : un centre de recherche sous la glace
La situation est alarmante, car l'année 2023 a connu une accélération préoccupante de la détérioration de la cryosphère. On espère que cet individu passionné de théâtre (qui a créé la compagnie du Lion) et ancien secrétaire de Jean-Edern Hallier saura mettre en valeur l'urgence de la situation et se faire écouter.
Macron, demandant des financements
« Il est vraiment important de sensibiliser tous les dirigeants à la fragilité de cet espace », explique l'autre Poivre. Persévérant, il continue de demander davantage de financements pour l'Institut polaire français et souhaite relancer la coopération internationale, qui a été grandement affectée par la mise en pause des relations avec la Russie.
On ne sait pas encore si l'issue de son histoire sera similaire à celle du protagoniste de son premier livre (« Fiasco », publié par les éditions Balland), qui était confronté à l'impuissance, mais il fait tout son possible pour rectifier la situation.
Derek Perrotte est un
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