Céline Berthon, une femme d'expérience dans le domaine du renseignement, occupe désormais le poste de directrice de la DGSI à l'âge de 47 ans. Elle est la première femme à occuper cette position, qui était auparavant occupée par un homme.
Par moi, Derek Perrotte
Il est possible d'être passionné par la plongée et réussir à atteindre des sommets. Céline Berthon, âgée de 47 ans, a été désignée mercredi pour diriger le renseignement intérieur (DGSI). Étant bien informée, elle n'a certainement pas manqué de remarquer qu'elle est la première femme à occuper ce poste.
Une routine : elle a déjà occupé le poste de directrice du cabinet du directeur général de la Police nationale, puis en fin 2021, elle est devenue la première à prendre la direction de la sécurité publique (DCSP). Certains envieux prétendent que son avancement aurait été plus lent si elle avait été un homme, mais les personnes les plus honnêtes reconnaissent qu'elle le doit à d'autres qualités que son genre.
À la mine de charbon de Houilles
« Honnête », « compétente », « rassembleuse », alliant « douceur dans la manière mais fermeté dans le contenu », « discrète » mais « directe et sincère » : celle que Macron a nommée en avril comme la deuxième personne la plus importante de la Police nationale afin de « rétablir la présence policière dans les rues » peut être fière des éloges qui lui sont faits dans la presse.
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Nomination comme commissaire à l'âge de 25 ans, elle a rapidement démontré, à Houilles dans les Yvelines, sa capacité à s'investir pleinement. De 2014 à 2018, elle a occupé le poste de secrétaire générale du Syndicat des commissaires (la deuxième femme à occuper cette fonction, ce qui peut être pardonné), et elle n'a jamais hésité à travailler dur sur le terrain, pour lequel elle a toujours une parole. Elle a expliqué au journal "Le Monde" cet été : "Investir de l'énergie pour défendre ses convictions quand on occupe un poste de haut niveau […] ne nous expose pas à grand-chose. Se faire réprimander ? Être renvoyé ? Cela ne compte pas. À la fin, on est toujours en vie. Ce sont les policiers sur le terrain qui prennent les vrais risques !"
Ayant grandi en Seine-Saint-Denis avec un père policier et une mère agente administrative, elle préfère utiliser le terme "gardiens de la paix" plutôt que "forces de l'ordre", comme elle l'a confié à "Society". Cette préférence en dit long sur l'importance des mots, tout comme celle des matraques, pour celle qui souhaite réconcilier les citoyens français et les policiers.
Depuis qu'elle a pris ses fonctions, cette personne qui est habituée à un rythme effréné n'a déjà plus le temps de perdre une seule seconde, face à la menace terroriste croissante à l'intérieur du pays et à l'approche imminente des Jeux Olympiques. Il est maintenant nécessaire de se plonger pleinement dans ces enjeux.
Derek Perrotte est un
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