Jean-Pierre Mustier, un expert en calculs complexes, qui a été à la fois un trader renommé et un banquier expérimenté dans la gestion de crises financières, a été désigné pour mener à bien la séparation d'Atos. Mercredi, Atos a annoncé qu'il était en discussion avec Airbus.
Par moi-même, Derek Perrot
Jean-Pierre Mustier a réussi à lever une somme colossale de deux millions d'euros par minute lors de la réunion de recapitalisation de la banque italienne UniCredit. Cette opération a été réalisée avec la participation de 121 investisseurs potentiels. Pendant ce temps, le père de Mustier, qui est obstétricien dans le Puy-de-Dôme, a aidé à mettre au monde 40 000 bébés au cours de sa carrière. Malheureusement, Mustier a également connu des moments difficiles, avec 25 000 licenciements survenus pendant son parcours professionnel. Malgré tout cela, il ne perçoit aucune rémunération en tant que président non exécutif d'Atos, où il a été nommé en novembre pour redresser le groupe qui est confronté à d'importantes dettes.
À l'âge de 62 ans, cet ancien élève de l'École des Mines, réputé pour sa capacité de calcul exceptionnelle, continue à apprécier de quantifier sa vie. Il s'est maintenant lancé dans une nouvelle mission commando, motivée par son patriotisme et sa passion pour le parachutisme, et il maintient sa forme grâce à la course à pied. Son physique est mince et bien entraîné.
En courant rapidement, Atos a dévoilé aujourd'hui qu'il était en pourparlers avec Airbus pour vendre sa division spécialisée dans le Big Data et la cybersécurité. En plus de cela, Atos envisage également de céder d'autres parties de ses activités qui sont considérées comme moins stratégiques. Cette décision pourrait entraîner une scission de l'ancienne entreprise phare en trois entités distinctes.
Il est rapporté qu'Atos est en pourparlers pour vendre ses activités de cybersécurité à Airbus.
Kretinsky's acquisition: Atos considers an alternative plan.
L'exercice est très intense, mais Jean-Pierre Mustier, connu pour son sérieux et sa détermination, ne recule pas devant les décisions difficiles et il a un avantage important dans sa tâche : il est bien connecté dans le monde de la banque, où il est déjà très respecté.
Arrivé en 1987 à la Société Générale, peu de temps après sa privatisation, il a fait partie de la première vague de « traders mathématiques ». C'était l'époque des bénéfices records et des primes exorbitantes, et son expertise dans les dérivés actions lui a valu le surnom de « Ferrari de la finance ».
Cependant, même les experts des mathématiques peuvent être confrontés à des problèmes insolubles. N + 7 : c'est la position qu'il occupait par rapport à Jérôme Kerviel en 2009, lorsque les actions néfastes de ce dernier l'ont contraint à démissionner. Avant de prendre cette décision, il a passé des heures et des heures à résoudre les problèmes complexes et à démêler les situations compliquées, en restant fidèle à ses principes de dévouement et de loyauté. C'est un homme sur lequel on peut toujours compter.
Derek Perrotte
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