Rubis, une entreprise de distribution de pétrole, fait face à des tensions internes. Un investisseur canadien, Ronald Sämann, a acquis plus de 5% des actions de la société et demande un changement dans sa stratégie et sa direction. Cette situation pourrait servir d'exemple dans le contexte de la transition énergétique, et contraste avec le silence des actionnaires majoritaires comme Vincent Bolloré et Patrick Molis.
Selon Les Echos
—
Est-ce que trop de personnes impliquées dans une décision peuvent la rendre moins efficace ? En tout cas, l'intérêt pour Rubis semble augmenter avec l'augmentation de la participation d'un de ses actionnaires de longue date. Ronald Sämann est le troisième investisseur à dépasser les 5% de parts dans l'entreprise de distribution de GPL et autres hydrocarbures en moins de trois semaines.
Le successeur canadien de l'entreprise fabriquant les désodorisants de voitures Arbre Magique, ainsi que propriétaire d'un groupe de distribution diversifié, est plus bavard que Vincent Bolloré et Patrick Molis, qui restent discrets sur leurs intentions. Ronald Sämann demande un changement de stratégie et une évolution de la gouvernance de cette entreprise en pleine transition familiale, exprimant publiquement ce qu'il avait déjà mentionné plus discrètement lors de l'assemblée générale de l'année dernière.
Changement d'orientation vers la création d'énergie solaire
Les créateurs, Gilles Gobin et Jacques Riou, ne semblent pas se soucier de la baisse de 74 points de pourcentage de leur performance en bourse sur cinq ans par rapport au marché, même si l'action a rebondi de 50 % depuis le 1er janvier.
La décision de retirer des fonds du stockage pétrolier, qui représentait 9% des bénéfices en 2022, afin de financer la transition vers une production d'énergie solaire, a entraîné une baisse de moitié des revenus nets de l'année dernière. Cela a eu un impact important sur le rendement financier de l'entreprise, qui perd ainsi une partie de son attrait.
Le petit acteur du secteur pétrolier en aval risque de devenir un exemple pour les grandes entreprises en amont, telles que TotalEnergies, montrant qu'une transition trop coûteuse et trop rapide peut être préjudiciable pour ses actionnaires.
Il est important de mentionner que la commandite Rubis n'est pas facile à obtenir et il faut travailler dur pour y parvenir.
Les règlements ont été changés l'année dernière pour prolonger de trois ans l'âge limite des gérants à 78 ans, malgré l'opposition de 19 % des actionnaires. Ces règlements incluent deux situations où un gérant peut être révoqué.
La première étape consiste à obtenir l'approbation de la majorité des actionnaires lors d'une assemblée générale, représentant à la fois la majorité en nombre et les trois quarts des voix.
Le deuxième moyen est par le biais du système judiciaire, demandé par un actionnaire possédant au moins 10% des parts pour des raisons valables.
Découvrez nos nouvelles offres Premium !
Notre sélection de vidéos
Est-ce que la concurrence peut réduire les prix des billets de train de la SNCF ?
Quel est l'avenir de la maison individuelle face à la crise immobilière et au changement climatique ?
Pourquoi les tarifs des péages autoroutiers augmentent-ils ? Et cette tendance n'est pas prête de s'arrêter.
La diminution de la natalité est-elle réellement un problème ?
Les articles les plus populaires
Les enjeux autour de l'électronique, des semi-conducteurs et de Soitec
Analyse des marchés boursiers, focus sur Sept Magnifiques et Tesla
Les grandes opérations de fusion-acquisition dans le secteur de la construction et des matériaux
Actualités principales
Retour sur les six mois de conflit entre Israël et le Hamas
Critiques sur la rémunération de Carlos Tavares chez Stellantis
Walter Butler s'immisce dans l'affaire Atos
Sélection
Préparation certifiée pour Wendel et Bureau Veritas
Analyse des tensions dans la distribution pétrolière avec Rubis
Les grandes opérations de fusion-acquisition dans le secteur de la construction et des matériaux
Informations pratiques
P
L'ensemble des personnes qui
Tous les droits sont protégés – Copyright Les Echos 2024






