Burberry, une marque de luxe, ne fournit pas suffisamment d'informations claires sur ses perspectives pour la City. Bien que le maintien du dividende soit un signe de confiance, il n'a pas compensé un premier semestre qualifié de difficile.
Selon le journal Les Echos
Malgré son histoire prestigieuse, Burberry éprouve des difficultés à faire face au brouillard. La City n'est pas optimiste quant aux performances de l'entreprise (-7,3 % pour l'action). Le dernier trimestre de l'exercice précédent a été le plus mauvais (-12 % pour les ventes organiques), notamment en Chine (-19 %). Le premier semestre en cours s'annonce compliqué, en particulier pour les ventes en gros (-25 % prévus), sans plus de détails.
Également à prendre en compte : Burberry affecté par le ralentissement du marché du luxe.
Kering a prévenu que l'année à deux temps de Burberry se prolonge jusqu'à fin septembre en raison des conditions difficiles. Le bénéfice opérationnel courant a chuté d'un tiers en 2023-2024, avec une diminution de 5 points de marge, et le flux de trésorerie disponible annuel a chuté de six fois, avec une augmentation des stocks.
L'effet de levier de la dette
La gamme de produits n'est pas assez haut de gamme pour protéger contre la baisse mondiale du marché du luxe. De plus, la dette nette a augmenté de 2,4 fois, ce qui place l'effet de levier de la dette (1,4 fois l'EBE) au-dessus de l'objectif fixé (0,5 à 1 fois). Jonathan Akeroyd, le PDG chargé de redresser la situation depuis le début de 2017, ne semble pas préoccupé par cette situation.
Le paiement des dividendes est maintenu à un niveau qui dépasse de 20% les prévisions. Cependant, les avantages pour les actionnaires semblent moins populaires en ce moment. Si l'entreprise n'avait pas racheté d'actions, son endettement aurait été inférieur à 0,9 fois son plafond autorisé.
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