La confrontation entre la génération Z et la génération X sur le sujet du télétravail
Selon une étude de Slack et OpinionWay, 25% des salariés de plus de 50 ans préfèrent travailler cinq jours par semaine au bureau, alors que seulement 10% des moins de 35 ans partagent cette opinion. Cette différence de point de vue peut entraîner des tensions au sein de l'entreprise.
Écrit par Neïla Beyler
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Le télétravail, qui est bénéfique pour de nombreux employés, peut également causer des conflits au sein de l'entreprise. Selon une étude réalisée par Slack et OpinionWay, ces tensions sont plus prononcées entre les employés de différentes générations.
Selon une étude menée par une plateforme de communication collaborative et un institut de sondage auprès d'un millier de travailleurs qualifiés en France à la fin de l'année 2023, 36 % d'entre eux pensent que le télétravail a eu un impact négatif sur les relations intergénérationnelles. Ce ressenti est particulièrement fort chez les moins de 35 ans, avec 43 % partageant cet avis contre 28 % chez les 50 ans et plus.
Inquiétude face à la stigmatisation
En décomposant les chiffres, on constate que 24% des employés de plus de 50 ans préfèrent travailler cinq jours par semaine dans un bureau, tandis que ce chiffre est de 10% pour les moins de 35 ans et 15% pour les 35-49 ans. Globalement, 62% des travailleurs du secteur tertiaire souhaitent pouvoir travailler à distance au moins la moitié de la semaine.
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Si l'étude ne creuse pas davantage les causes de cette division, d'autres études montrent que les différences entre les générations s'expliquent, pour les personnes plus âgées, par l'utilisation parfois inadaptée des outils de travail à distance et le besoin de se rendre physiquement au bureau par peur de manquer des opportunités de promotion, tandis que pour les plus jeunes, cela découle de leur désir d'équilibre entre vie privée et vie professionnelle en évitant notamment les déplacements.
Les avantages de la productivité
Christina Janzer, qui occupe le poste de vice-présidente senior de la recherche et de l'analyse chez Slack, examine ces tensions : « Nous conseillons aux entreprises de comprendre la relation entre le travail à distance (et les horaires flexibles) et la productivité. En France, 30 % des travailleurs pensent qu'un retour obligatoire au bureau diminuerait leur productivité, et des études similaires montrent des résultats comparables. Accorder aux employés plus de liberté pour travailler où et quand ils le souhaitent, en fonction de leur capacité de concentration, les aide à être plus productifs ».
Selon les conclusions de cette étude, environ la moitié des employés (46 %) ressentent une pression pour revenir travailler en personne dans leur entreprise. Cela signifie que pour 60 % des personnes interrogées, cela se traduirait par cinq à quinze minutes supplémentaires passées sur une tâche d'une heure.
Au lieu de discuter de l'endroit où les employés devraient travailler, il est préférable pour les entreprises de se focaliser sur les méthodes de travail. Selon elle, en offrant de nouveaux outils aux salariés et en améliorant nos pratiques de travail, nous pourrons augmenter notre productivité.
Neïla Beyler
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