Élections législatives de 2024 : Choisissez-vous de voter en pensant à vous-même ou en pensant à l'intérêt de la France ?
Quand on écoute les discussions sur les prochaines élections, on pourrait croire que les questions abordées sont principalement sociétales. Mais est-ce que nous votons pour promouvoir une certaine vision de la société ou pour protéger nos propres intérêts ?
Écrit par Valérie Gauthier, enseignante à HEC Paris et écrivaine du livre "Réinventer le dialogue – Du savoir-être au savoir-relier" publié par Eyrolles.
Il y a beaucoup de personnes qui souhaitent un monde plus égalitaire, mais sont-elles prêtes à renoncer à une partie de leurs avantages ou privilèges pour y parvenir ?
Souvent, les discussions se confondent en mêlant convictions idéologiques et intérêts personnels. Lorsque nous votons, nous faisons le choix crucial entre défendre un modèle de société ou privilégier nos propres intérêts.
Une méthode pour aborder ce sujet est d'encourager chacun à prendre un moment pour réfléchir à sa relation avec le monde qui l'entoure.
Engagement et devoir
Nous nous demandons si nous contribuons suffisamment pour aider les autres. La plupart des gens répondent que non, qu'ils pourraient en faire davantage, mais qu'ils se justifient en disant qu'ils n'ont pas le temps ou les moyens. Cela engendre un sentiment de culpabilité et d'excuses.
Il est évident que la quantité de la ressource n'a pas d'importance : que l'on donne 500 euros ou un euro pour une cause commune, cela revient finalement au même. Ce qui compte le plus, c'est l'action de donner, pas le montant, la quantité ou le temps consacré.
Il est important de réfléchir à notre engagement et notre devoir envers les conséquences de nos actions et de nos décisions. Comment puis-je contribuer personnellement à façonner la société qui me tient à cœur ? Comment vais-je soutenir mon vote par des actions concrètes ? Voter est une étape, mais les répercussions de ce vote sont tout aussi importantes.
Trois éléments
Pour vous aider, essayez de mettre en pratique la posture "3G", qui est un élément clé de la méthode appelée Savoir-Relier. Cette approche permettra de prendre du recul et de remettre en question votre choix avant de voter.
Interrogeons-nous sur la question de la sincérité : pourquoi nous sentons-nous coupables de ne rien accomplir ?
Ensuite, il y a la qualité de la générosité : sommes-nous intéressés à approfondir notre compréhension de la société dans laquelle nous évoluons (en identifiant ses points forts et ses incohérences) ?
Pour finir, une question finale se pose : sommes-nous capables d'agir en accord avec nos convictions ?
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Quand nous possédons ces trois caractéristiques, nous votons en toute confiance et avec une conviction qui améliorera notre vie lorsque nous passerons à l'action.
En revanche, si nous sommes confrontés à de nombreuses erreurs musicales, il sera plus difficile de prendre une décision et de s'épanouir pleinement.
Selon un sondage réalisé par Odoxa pour le think tank Entreprise et Progrès, 54% des salariés sont en faveur d'une incitation des entreprises à encourager les salariés/citoyens à voter lors des élections législatives. Cette idée est soutenue par 57% des Français. Les ouvriers affichent un taux d'approbation de 52%, tandis que chez les cadres, il s'élève à 62%.
D'autres données indiquent que la majorité des jeunes adultes, soit 58 % des 18-24 ans et 63 % des 25-34 ans, soutiennent fortement cette incitation. En revanche, seulement 42 % des Français et 45 % des salariés sont en faveur de cette mesure.
Valérie Gauthier
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