Olivier Falorni, aboutir à la mort de manière efficace. Cette information est uniquement disponible pour les abonnés.
Le membre du Parlement de La Rochelle, qui soutient depuis longtemps l'euthanasie, est chargé de rapporter le projet de loi sur l'assistance à mourir, qui commence à être examiné par le Parlement.
Écrit par Derek Perrotte
La lutte pour le droit de mourir, une bataille de toute une vie. Dès son arrivée au Palais Bourbon en 2012, le député de Charente-Maritime Olivier Falorni plaidait déjà en faveur d'un "droit de mourir dans la dignité". Douze ans plus tard, le Rochelais, qui n'a jamais cessé de défendre ce dossier que beaucoup ont essayé d'ignorer, voit enfin son combat aboutir. L'Assemblée nationale a commencé l'examen du projet de loi "relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie", une grande réforme sociétale du deuxième mandat présidentiel, dont il est le rapporteur spécial. En rédigeant ce texte, à qui pensera ce professeur d'histoire ? Peut-être à sa mère, décédée dans la souffrance mais qu'il préfère ne pas évoquer pour ne pas personnaliser le débat. Ou bien à Henri Caillavet, le premier parlementaire à avoir abordé ce sujet en 1978, dont la rencontre au début de sa carrière politique l'a convaincu que la situation de la fin de vie en France va à l'encontre des principes républicains. Ou encore à Anne Bert, écrivaine qui a choisi l'euthanasie en Belgique et avec qui il échangeait régulièrement. Ou à Robert Badinter, qu'il avait consulté et dont la veuve Elisabeth affirme maintenant qu'il soutenait le droit de mourir. Une chose est sûre, le déterminé Falorni, âgé de 52 ans, est résolu à mener à bien cette réforme. "La loi sera adoptée. Maintenant, l'objectif est de s'assurer que son contenu répond aux attentes des Français, en particulier des malades", affirme-t-il, obsédé par l'idée de mettre en place un véritable droit de mourir qui soit applicable et respecté. Il n'hésite pas, au sein de la commission spéciale qu'il préside, à revoir certains points jugés trop flous dans le projet de loi du gouvernement. Certains membres de la majorité grondent, mais cet élu du Modem (après avoir été au PS pendant des années) ne se laisse pas intimider. Il suffit de demander à Ségolène Royal, qui lui avait arraché son investiture pour les élections législatives de 2012 avant qu'il ne se maintienne et ne la batte, précipitant ainsi sa chute. En politique aussi, il faut savoir accompagner la fin.
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