Résultats de Richemont : prospérité malgré les difficultés en Chine. L'annonce d'un nouveau directeur général pourrait rassurer les investisseurs de ce géant suisse du secteur du luxe.
Selon Les Echos
Contrôler son emploi du temps est un défi important, même pour les grandes entreprises horlogères. Richemont a réussi à le faire, même avec la baisse de la demande en Chine. Au dernier trimestre de l'année fiscale se terminant en mars, ses ventes mondiales ont mieux performé que prévu (+2 % à taux de change constants contre +1 % prévu par les experts).
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La division de la joaillerie, qui est le principal secteur d'activité de l'entreprise, a enregistré une croissance de 3 %, conformément aux prévisions. De plus, le secteur des montres a affiché une baisse de seulement 1 %, alors qu'une baisse de 3 % était prévue. Les résultats de la marge opérationnelle consolidée ont dépassé les attentes, et la gestion des stocks a été efficace, maintenant une croissance maîtrisée.
C'est le moment idéal pour revoir la structure de l'entreprise, avec Nicolas Bos, le PDG de Van Cleef & Arpels, prenant la direction générale, un rôle qui englobe l'ensemble du groupe.
Le président et actionnaire principal Johann Rupert, qui détient 51% des droits de vote et 10% du capital, encourage les investisseurs financiers à être patients malgré l'augmentation de la trésorerie nette de dettes (+14%), qui s'élève à 7,4 milliards d'euros.
La qualité des produits de luxe les rassure toujours et ils estiment que la valeur de l'action n'est pas trop élevée (environ 20 fois le bénéfice prévu), surtout avec le Dow Jones dépassant les 40 000 points. Cependant, ils restent en attente de la sortie de Yoox Net-a-Porter, suite aux importantes dépréciations comptables, et de l'amélioration de la division des marques de mode et accessoires.
Il est important de noter que le cours de l'action de Richemont en Suisse s'élève à 144,75 francs, approchant les sommets de l'année 2023. Ce prix est bien au-dessus du prix d'exercice de 67 francs des bons attribués gratuitement en 2020. La période de souscription s'est déroulée en novembre dernier dans le but de compenser la baisse du dividende pendant la pandémie. Cette mission a été accomplie avec succès, comme le montre la reprise de l'action ces derniers mois. Les nouvelles actions émises ont permis de générer 880 millions d'euros dans les caisses, soit à peu près le même montant que la hausse de la trésorerie nette de dette au bilan entre fin mars 2023 et fin mars 2024 (900 millions). Cette augmentation s'explique par la croissance du flux de trésorerie opérationnelle (+4,6% à 4,7 milliards).
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