Point de vue | Un gouvernement technique impliquerait une absence de participation politique. Cette partie du contenu est réservée aux abonnés.
Dans cette période d'instabilité politique, nommer un gouvernement composé de technocrates enverrait un message désastreux aux citoyens et au secteur économique, qui interpréteraient cela comme un abandon de la part des politiciens, affirme Michel Bouvier. Pour éviter cette situation, les partis politiques doivent adopter une attitude de conciliation.
Écrit par Michel Bouvier, qui occupe le poste de président de la Fondation des finances publiques (Fondafip) et est professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Face aux problèmes pour former un gouvernement et trouver des accords entre les partis, certains redoutent une chambre incapable de fonctionner et des gouvernements qui changent souvent. Pour pallier cette situation, certains experts et politiciens proposent la mise en place d'un gouvernement composé de technocrates, pour apporter une solution rapide et efficace.
Cependant, il est important de noter que la mise en place d'un gouvernement d'experts est limitée et enverrait un message négatif aux citoyens et au monde économique. Cela pourrait être interprété comme un abandon de la part de la classe politique. Le fait que les politiciens ne puissent pas surmonter leurs différences idéologiques, voire pire, leurs intérêts personnels ou de groupe, alors qu'ils prétendent gérer les affaires de l'Etat et servir l'intérêt général, serait fortement critiqué par les électeurs qui se sentiraient trahis et méprisés.
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