Afin de maintenir une performance collective optimale, il est essentiel de prendre en compte les différences dans nos préférences cérébrales. En effet, chaque individu ne reçoit pas un message de la même manière et notre cerveau fonctionne de manière plus efficace lorsqu'il est satisfait. Pour mieux se connaître et comprendre les autres, Suzanna Flammarion-de Bokaÿ a collaboré avec des neuroscientifiques pour créer le test du "GPS relationnel". Ce test permet de mieux se situer et de mieux appréhender les autres.
Par moi-même, Martine
Lors de nos échanges avec les entreprises, nous entendons souvent parler de difficultés de communication, de problèmes de recrutement, de tensions dans les relations et de démotivation au sein des équipes. Ces situations soulèvent deux problèmes importants : les risques pour la santé mentale des travailleurs et la qualité insuffisante de la communication avec les équipes, les clients et les fournisseurs, comme l'explique Suzanna Flammarion-de Bokaÿ, auteure de l'essai "Le GPS relationnel" (Editions Hugo, 2022).
Le livre de cette personne est basé sur les recherches de Roger W. Sperry, un scientifique américain spécialisé en neurobiologie, neuropsychologie et neurophysiologie. Sperry a été récompensé par le prix Albert-Lasker en 1979 et le prix Nobel de médecine en 1981 pour ses études sur les différentes préférences cérébrales de notre cerveau, en fonction de notre besoin de démonstration, de visualisation, de concrétisation ou d'échange.
Chaque individu utilise les quatre préférences, mais dans un ordre et une proportion qui lui est propre. C'est pourquoi chaque personne a sa propre perception de la réalité. Cependant, cette diversité est bénéfique et constitue un atout majeur dans le domaine professionnel, selon Suzanna Flammarion-de Bokaÿ. Pour convaincre tout le monde, il est donc nécessaire d'exprimer son message de quatre manières différentes, souligne-t-elle en plaisantant sur le fait que certaines expressions populaires illustrent ce principe, telles que "il n'y est pas allé par quatre chemins", "il lui a dit ses quatre vérités", "il est tiré à quatre épingles", "il lui a fait faire ses quatre volontés".
Après deux années de recherche, il est désormais possible de connaître les préférences cérébrales de chaque collaborateur, ce qui permet de s'adresser directement à eux de manière plus efficace. Ainsi, pour améliorer la compréhension mutuelle et comprendre les autres, ainsi que pour déterminer nos propres points forts dans notre travail en fonction de nos préférences cérébrales, l'auteure a collaboré avec des neuroscientifiques pour développer le test GPS-Relationnel. Ce test est une adaptation de son livre et peut être réalisé seul ou dans le cadre d'un entretien, d'un atelier ou d'un séminaire.
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Pour que le cerveau fonctionne de manière optimale, il a besoin d'oxygène, de glucose et également de neurotransmetteurs tels que la dopamine, l'ocytocine et la sérotonine. Si ces éléments font défaut, il y a un risque de burn-out ou de dépression. Selon elle, ce test permet de déterminer votre degré de plaisir à réaliser différentes tâches, qu'elles soient simples ou difficiles.
Après deux années de travail et d'expérimentation, ils ont réussi à créer un test rapide et amusant. Il ne faut que 4 à 6 minutes pour le compléter en ligne et les résultats sont presque instantanés, fournissant des informations sur les préférences principales du candidat et ses aptitudes en gestion, etc.
Depuis plus de douze ans, cette méthode est employée dans le milieu professionnel et a permis à ceux qui l'ont utilisée de découvrir ce qui leur procure le plus de satisfaction ou les tâches qui leur demandent le plus d'efforts au travail, ainsi que les domaines dans lesquels ils excellent. Elle facilite également le processus de recrutement, de partenariat, de collaboration et d'orientation professionnelle. Cette méthode est particulièrement utile lors des évaluations annuelles, souligne Suzanna Flammarion-de Bokaÿ.
En complément des tests de QI ou de QE, ce test ne mesure pas l'intelligence ou l'expertise, mais plutôt le niveau de bien-être que le cerveau ressent lorsqu'il effectue des tâches. Par exemple, une personne peut être un excellent directeur financier, mais si elle préfère davantage les interactions sociales, elle devra fournir beaucoup trop d'efforts pour accomplir sa mission seule.
Les résultats obtenus sont convaincants pour la créatrice de cette méthode qui a déjà animé de nombreux ateliers pour des organismes publics tels que le Mobilier national, ainsi que pour des entreprises privées telles que la Fondation Giacometti, le groupe international Fives, Vinci ou Safran.
« Dans le cadre d'une formation personnalisée destinée à nos futurs dirigeants, plusieurs de nos responsables ont eu l'opportunité de passer un test qui permet de mieux se connaître, de mieux comprendre son environnement, et qui encourage l'interaction entre les individus ainsi que l'efficacité collective », explique Frédéric Sanchez, le président du conseil d'administration de Fives, qui a organisé un séminaire et des ateliers avec ses collaborateurs pendant cinq ans.
Franka Holtmann, qui occupe le poste de directrice du prestigieux hôtel Le Meurice, a décidé d'intégrer le GPS-Relationnel à son séminaire annuel qui réunit 40 personnes. Selon elle, cette technologie est très facile à comprendre et conviviale. Sa découverte a eu un effet déclencheur pour certains participants, en leur révélant leurs préférences cérébrales et en leur permettant de mieux comprendre les autres. Cette capacité est particulièrement importante dans les métiers axés sur les relations humaines, comme l'hôtellerie, où la collaboration et la communication sont des facteurs essentiels pour réussir. Franka Holtmann a donc jugé opportun d'introduire cette technologie dans son séminaire afin d'aider ses collaborateurs à améliorer leurs compétences relationnelles.
Voici ce que j'ai retenu de la lecture de "Un cerveau droit au pays des cerveaux gauches".
Cette année, les équipes de la fondation Engie ont eu l'occasion de participer à deux séances de coaching. Philippe Peyrat, délégué général, se souvient de ces moments conviviaux. Il considère que cette expérience a captivé tout le monde et qu'elle a été un outil efficace pour renforcer la cohésion et l'esprit d'équipe. L'objectif était de mieux se connaître mutuellement afin de mieux se coordonner et travailler ensemble de manière plus performante. De plus, cette méthode a été appliquée pour définir le plan stratégique de l'organisation et analyser ses atouts. Selon le dirigeant, chacun a gagné en confiance et a pu se positionner de manière plus claire au sein du groupe.
Un autre avantage de ce test est qu'il a un "effet retard". Après avoir assisté au séminaire organisé par Le Meurice, chaque personne a continué à utiliser l'outil en se référant aux résultats de son test. Maintenant, nous savons tous quel est notre profil relationnel et nous prenons plaisir à en discuter régulièrement en analysant les réactions de chacun dans différentes situations, explique Franka Holtmann.
Philippe Peyrat a l'intention de poursuivre cette démarche. Il souhaite développer cette initiative avec ses partenaires et la mettre en pratique dès le début de chaque projet.
En plus de son travail de conseil aux entreprises, Suzanna Flammarion-de Bokay, présidente d'ArtForce, lance un nouveau projet appelé "Les Dîners de Suzanna". Ces dîners se situent à l'intersection de l'art, de la finance, de l'économie, des sciences, de l'environnement et des médias. Inspirés des soirées scandinaves, où l'on dîne tôt pour ensuite discuter dans le salon, ces dîners ont pour but de favoriser les échanges entre les participants et de créer un environnement propice à la collaboration et à l'avancement des idées et projets. Le premier dîner aura lieu à la fin du mois de novembre dans les salons du Meurice.
Martine Robert ( )
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