Le tennis féminin français fonde de grands espoirs sur Clara Burel, une jeune Bretonne de 22 ans qui se distingue lors de l'Open d'Australie. Malgré sa réserve et le fait qu'elle n'ait pas d'entraîneur, elle réussit à briller sur les terrains.
Par moi-même, Derek Perrot
Enfin, une solution a été trouvée pour redresser le tennis français : il était simplement nécessaire de le retourner. À 16 791 kilomètres des courts en terre battue de Roland-Garros, les joueurs de tennis français retrouvent leur forme "down under", sur le Rebound Ace bleu de Melbourne, où se déroule l'Open d'Australie depuis dimanche. Quatorze joueurs français au deuxième tour d'un tournoi du Grand Chelem, un exploit qui n'avait pas été vu depuis cinq ans. Melbourne, c'est génial !
Pendant cette période ensoleillée et rafraîchissante, Clara Burel, une jeune femme bretonne de 22 ans, se distingue. Elle a été classée numéro un mondiale chez les juniors en 2018 et occupe désormais la 51e place au classement WTA chez les joueuses professionnelles. Jeudi, elle a remporté « sa plus grande victoire » en battant la cinquième meilleure joueuse mondiale, l'Américaine Jessica Pegula.
Coqs sportifs
Pegula n'est plus là, l'enfant de Louannec, sur la Côte de granit rose, peut maintenant se diriger vers Océane Dodin, une autre joueuse française prometteuse qui brille en Australie et qu'elle affrontera au troisième tour. Burel prédit : « Elle va envoyer des frappes puissantes et je vais jouer plus stratégiquement ! » Son jeu, basé sur des contres et des variations, se démarque dans un tennis féminin dominé par les joueuses qui frappent fort. Selon elle, pour gagner un point, il suffit simplement de « renvoyer la balle dans le terrain une fois de plus que son adversaire ».
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Le spectacle laisse à désirer. La jeune femme, qui a été choyée à l'académie de tennis de Roland-Garros depuis l'âge de 13 ans, est décrite comme étant "réservée" voire "difficile à cerner" par ses anciens entraîneurs. "Sur le terrain comme en dehors, elle garde beaucoup ses émotions pour elle", remarque "Le Télégramme", soulignant que derrière cette personnalité peu expressive se cache une athlète imperturbable.
La gagnante a rompu avec son entraîneur, Champion, l'année dernière. Depuis lors, elle parvient à briser les obstacles auxquels elle faisait face auparavant, sans avoir d'entraîneur attitré. Lors des tournois, elle reçoit le soutien de son partenaire, également passionné de tennis, ainsi que de sa famille, qui est très présente. « Seule, entourée de monde », mentionne « Ouest-France ». Elle se sent à l'aise dans sa propre bulle, en harmonie avec sa balle.
Derek Perrotte
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