En Russie, Boris Nadejdine, un ancien député libéral âgé de 60 ans, se présente à l'élection présidentielle russe en opposition à la guerre en Ukraine. Bien que sa candidature risque d'être annulée, il a déjà réussi à créer des problèmes pour Poutine et a donc déjà remporté son défi.
Par Derek Perrotte
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Après avoir réussi à traverser trois années de tremblements de terre et à assister à cinq mariages, Boris Nadejdine, un homme politique russe expérimenté de 60 ans, n'a plus aucune crainte. C'est pourquoi il a décidé de défier Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle du 17 mars.
Après que l'ex-journaliste Ekaterina Dountsova a été évincée, cet ancien membre du parti libéral, qui a été élu à la Douma de 1999 à 2003, est devenu récemment le porte-parole des opposants au conflit en Ukraine. Il insiste sur le fait qu'il vaut mieux avoir une paix médiocre qu'une dispute de qualité, comme le dit un proverbe russe.
Campagne électorale
La situation ne semble pas favorable à la paix, et celui qui risque d'en pâtir le plus est surtout lui. Bien qu'il ait réussi à obtenir plus de 100 000 signatures de citoyens, malgré un manque de charisme et une absence de visibilité dans les médias russes, sa candidature serait sur le point d'être rejetée par la commission électorale, d'après les rumeurs qui circulent à Moscou.
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Comme Ekaterina Dountsova précédemment, Vladimir Poutine a également reçu de nombreux soutiens invalides en raison de formulaires mal remplis… On peut donc plaindre Vladimir Poutine, un grand démocrate qui manque d'adversaires compétents avec qui débattre en raison de l'incompétence administrative de son peuple.
Expulsion
Ayant une formation de physicien et étant un proche allié de Boris Nemtsov, qui a été assassiné, Boris Nadejdine sait que le mélange d'élections et d'opposition en Russie peut être très dangereux. Cependant, même s'il ne parvient pas à atteindre le second tour, ce qui était son "rêve", ni même à être présent au premier tour, il a tout de même l'intention de jouer un tour diabolique au chef russe.
« Si on me donne la permission, ils risquent de perdre des voix et ne pourront plus prétendre que tout le pays soutient Poutine. Si on ne me donne pas la permission, cela remet en question la crédibilité de l'élection », explique-t-il. Lorsqu'on ne peut pas gagner, il vaut mieux jouer à qui perd gagne.
Derek Perrotte est un
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