Point de vue | Zones sans médecins : le numerus clausus n'est pas la solution adéquate
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En France, il y a presque trois fois plus de médecins pour 100 000 habitants qu'il y a soixante ans. Selon Serge Guérin et Loïc Josseran, il est crucial de lutter contre les déserts médicaux en tenant compte des attentes et des modes de vie des jeunes professionnels de la santé.
Écrit par Serge Guérin (spécialiste en sociologie et enseignant à l'Inseec) et Loïc Josseran (responsable de l'UFR Simone Veil–Santé à l'Université Versailles Saint Quentin-Université Paris Saclay).
Afin de résoudre le problème de la pénurie de médecins et de lutter contre l'augmentation des zones sans médecins, le gouvernement a décidé en 2020 de supprimer le numerus clausus et d'assouplir les critères de recrutement des étudiants en santé. Cette réforme a entraîné une augmentation du nombre d'étudiants en deuxième année, passant de 12 000 à 17 000, contre seulement 3 500 en 1993. Cependant, cette approche axée sur les nombres ne tient pas compte des évolutions des attitudes des professionnels de santé et des patients.
Il est important de parler davantage du temps consacré aux soins plutôt que du nombre de professionnels de la santé. En 1968, il y avait 119 médecins pour 100 000 habitants, contre 318 en 2020. Bien que la population soit plus vulnérable et plus âgée qu'en 1968, il faut noter qu'il faut maintenant 2,88 nouveaux médecins pour remplacer un praticien partant à la retraite. Les anciens médecins prenaient plus de temps pour écouter et dialoguer avec leurs patients qu'aujourd'hui. Les médecins de famille pratiquaient le "care" sans même le savoir.
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